Edito

2027, l’année de tous les dangers et de tous les espoirs

Les candidats se pressent pour la prochaine échéance politique et l’Automne devrait marquer le signal de départ pour la grande élection. Les Présidentielles puis des Législatives devraient marquer une inflexion, ou qui sait une révolution chez un peuple archipellisé qui n’est plus à l’époque d’une fracture sociale mais plus d’une fracture identitaire, difficile à traiter et surtout à combler. Rien ne dit que le Patrimoine fasse partie des priorités car ce n’est pas particulièrement vendeur dans les sondages : son intérêt n’est pas quantifiable et peu de gens s’en soucient alors qu’il s’agit purement et simplement du principal Bien Public.

Prodomo avait fait un comparatif des programmes de la dernière présidentielle sur la Patrimoine et cela avait été édifiant par le manque d’idées, d’initiatives et surtout de volonté. Il s’agit d’un domaine régalien où le manque d’ambitions fait partie avec les autres domaines régaliens d’une lente asphyxie et d’une perte de repères qui ne peut que conduire au déclin, déjà largement entamé. Prodomo conduira la même analyse en 2027 en espérant que plusieurs candidats essaieront de prendre de la hauteur et du recul par rapport à notre histoire, notre culture et notre patrimoine, pour insuffler un nouvel élan, comme l’avait fait la Cinquième République à ses débuts avec de Gaulle, dont un film célèbre la légende et Malraux dont on va souhaiter le cinquantième anniversaire de sa disparition.

Souhaitons que la malheureuse parenthèse actuelle soi-disant moderne sur le Patrimoine ou plutôt sur sa lente et méthodique destruction, initiée sous le mandat de Pompidou se referme et qu’un nouvel élan se produise, avec de nouveaux hérauts de notre culture bien négligée. Le pire n’étant jamais sur, il faut souhaiter vertu, courage, fidélité et audace au prochain Ministre de la Culture à moins qu’il n’y ait un futur Ministre du Patrimoine (on peut toujours rêver, mais cela fait partie des propositions de Prodomo, avec entre autres un National Trust à la française, pour rebattre les cartes).  

François Vilnet, 

Président 

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